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fév 03

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Selon John McCain, c’est aux USA de décider la levée des sanctions (européennes) contre la Russie

Le sénateur John McCain (ci-contre) vient de déclarer qu’il revient aux USA de décider si les sanctions européennes contre la Russie doivent être levées ou pas. La décision devrait être évoquée à Munich la semaine prochaine, vu le nombre de pays européens qui se plaignent de l’impact de ces sanctions sur leur économie.

"Je crois qu’il y a beaucoup de discussions entre les Européens à propos de la fin des sanctions… nombre d’entre eux attendent leur levée," a-t-il déclaré lors d’une interview à Sputnik. "Cela fait plusieurs mois que j’en entends parler, et il y a une énorme pression de la part de certains pays, notamment l’Allemagne, pour la levée des sanctions."

Cependant, l’ancien candidat malheureux aux présidentielles américaines pense qu’au final c’est à Washington de décider s’il faut ou non mettre fin aux sanctions, expliquant… que cela "dépend d’une certaine façon du leadership américain."

La levée des sanctions doit être évoquée lors de la Conférence sur la Sécurité à Munich la semaine prochaine, à laquelle doit se rendre également le Premier ministre Dimitry Medvedev.

"Les sanctions économiques seront évoquées en coulisses, même si ce n’est pas visible," a poursuivi McCain. "Cela ne sera pas discuté ouvertement pendant la conférence, mais il y aura beaucoup de débats à ce propos entre les différents pays européens.

McCain a raison sur un point : l’Union Européenne (UE) n’est pas contente de perdre des milliards de dollars d’échanges suite à  l’embargo mis en place par Moscou en réponse aux sanctions.

Le ministre français de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce numérique Emmanuel Macron a expliqué en janvier que Paris apporterait son soutien à la levée des sanctions occidentales à l’été 2016. Ce point de vue est partagé par les représentants de la Chambre de commerce germano-russe AHK, qui sont convaincus que les sanctions contre la Russie doivent prendre fin. Le président de cette organisation, Rainer Seele, assure que 80% des entreprises allemandes ont été impactées par ces sanctions économiques. Selon Seele, la plupart des représentants des sociétés interrogées pensent que "l’efficacité politique de ces sanctions n’est pas apparente."

En décembre, l’Italie a remis à plus tard l’application d’une décision de l’UE visant à étendre les sanctions économiques, et a demandé à ce que ces mesures soient discutées au sein de l’Union, après une réunion d’envoyés européens à Bruxelles.

Le vice-président américain Joe Biden avait admis en octobre 2014 que les dirigeants US avaient dû faire pression sur l’Europe pour imposer les sanctions économiques contre la Russie après la crise en Ukraine, car l’Europe était réticente à ce genre de mesures.

"Il est vrai qu’ils ne voulaient pas le faire," a avoué Joe Biden. "Mais les États-Unis ont pris les choses en main et le président des États-Unis a insisté sur ce point. Parfois, nous avons même dû placer l’Europe dans une situation inconfortable afin qu’elle agisse et qu’elle fasse "payer" [la Russie ]," avait-il déclaré.

Les sanctions économiques européennes contre la Russie ont été introduites en juillet 2014 pour un an avant d’être prolongées suite à la crise ukrainienne et la réunification avec la Crimée. Elles incluent des restrictions sur les prêts accordés aux principales banques étatiques russes, ainsi qu’aux grandes compagnies de défense et pétrolières. De plus, Bruxelles a imposé des restrictions sur la fourniture d’armes et d’équipement militaire à la Russie, ainsi que sur les technologies militaires, les équipements "Hi-Tech", les technologies à double usage et celles de l’industrie pétrolière.

La Russie a répondu en imposant un embargo sur les produits agricoles, la nourriture et les matières premières provenant des pays ayant adopté les sanctions contre elle. L’importation de viandes de boeuf, porc, volaille, de poisson, de fromage, de lait,et de fruits et légumes ont été interdits depuis ces pays, et Moscou a lancé une politique de substitution de ces produits.

Source : RT, le 3 février 2016

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

 

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5 Commentaires

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  1. JBL1960

    Bon, ils agissent en Maître de l’Univers, puisqu’ils se déclarent eux-mêmes la Nation Exceptionnelle et Indispensable. Dés le 23 décembre dernier, j’avais souligné que ça ruait dans les brancards en ici et là dans ce billet de blog, notamment ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/23/le-beurre-largent-du-beurre-et/ Vraiment, je pense qu’il est temps de se sortir de ce piège car, vous le prouvez par cet article ; Ils ne se cachent même plus. JBL1960

  2. JBL1960

    En lisant cet article, cela m’a remis en mémoire un billet de blog que j’ai rédigé le 12 décembre dernier sur l’arrogance zunienne. Je me permets de vous le coller ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/12/les-zunies-en-action/ Quand on sait l’implication de Mc Cain dans le soutien à EIIL/Daesh et tous ces gars qui font du bon boulot… C’est à gerber non ? JBL1960

  3. ErJiEff

    J’ai relu avec plaisir ce lamentable cafouillage maritime de Galice ou l’arrogance Zunienne s’est enlisée dans le ridicule.
    Ce qui semble devenir une caractéristique Nord-Atlantique plutôt du genre récurrente : le bide affolé du Donald Cook, le débarquement lamentablement « ensablé » sur les plages portugaises… le demi-tour précipité des navires de méditerranée orientale au vu de la performance des Kalibr depuis la Caspienne…

    On a envie de rire…
    Mais il y a un Mais : le colosse US chancelle, il perd les pédales, mais il reste un colosse ; quand il s’effondrera, il écrasera de son poids-mort tout ce qui l’entoure et malheureusement, notre Europe s’obstine à rester dans son entourage le plus proche.

    Sauf coup d’éclat d’un renversement d’alliance Européen, l’Occident est voué à la guerre.

  4. chahuneau

    Munich, on a l’habitude. Ce sera la deuxieme fois qu’on y prendrat des assurances. Le probleme est de savoir si la mesure a joue sur des frontieres decidees par les Russes dans les faits pratiques. Il y a des repercussions de faim et de chauffage, et la collaboration internationale nouvelle des Russes qui semble amener des negociations

  5. chahuneau

    Munich on a  » deja donne  » une fois. Maintenant l Europe est un front sur ce sujet de frontieres stables et realistes de l ‘Union. Elle comprend l union des gens de langue Russe. Par contre le niveau democratique est inferieur encore chez eux vis a vis des libertes de journalistes, de l autodetermination et du maintien d une geopolitique par des blindes. Par contre culturellement les populations memes sont tres attachees et il se parlait Francais en Russie des tsars, et elles ont des liens commerciaux de plus en plus forts (agriculture chez nous). Nouvel aspect l intervention massive de la Russie au proche Orient avec les negociations qu elle suscita.

    Le probleme sera de savoir sj le decoupage territorial de fait, n ‘aura pas plus d ‘ampleur, et si ces sanctions sont utiles a autrechose qu’a la faim en Russie et a notre crise agricole, enfin s’il ne peut y avoir avec leur suppression acceuils de migrants dans ces villes desertes et chauffables. ? La mondialisation inexorablement faisant le reste, malgre les grands leaders

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